En Novembre, direction Noël !

Trop de variété ce mois-ci pour synthétiser tout ça en une allusion humoristique : de la glace, du soleil, des cartes, des DVD et même un guide de voyage… C’est le moment de préparer Noël.
On est parti !

A l’horizon

La Star du Mois

Elsa, Anna, Olaf et le reste de la bande venue du froid sont de retour sur les écrans de cinéma depuis le 20 novembre 2019, à nouveau sous la houlette de Jennifer Lee et Chris Buck. Si, en version française, Anaïs Delva ne reprend pas son rôle d’Elsa, remplacée par Charlotte Hervieux, les autres doubleurs sont bien au rendez-vous : Emmylou Homs (Anna), Danny Boon (Olaf) et Donald Reignoux (Kristoff).

Dans cet opus, la petite bande ne va pas simplement quitter le château familial, mais bien partir à l’aventure en dehors du royaume d’Arendelle, à la recherche de l’origine des pouvoirs d’Elsa. On en apprendra donc plus sur la jeunesse des sœurs, sur leurs parents, et sur l’univers qui entoure nos héros.

Côté musical, il va aussi falloir que ce nouvel opus succède à l’immense succès de « Libérée, Délivrée », et sept nouveaux titres rythmeront donc l’histoire tout au long des 105 minutes du film. Mais je n’en dirais pas plus, et je vous renvoie comme à l’habitude vers la critique du film sur notre site, bien plus détaillée que je ne saurais le faire.

La Reine des Neiges 2

Pin Trading

Peu d’Editions Limitées ce mois-ci, donc tout le monde pourra profiter de la majorité des sorties de novembre ! Commençons donc par la fin, avec le « Stitch Méchant » qui sortira le 30 novembre pour s’ajouter à la collection des émotions de l’Expérience 626. Les deux autres Editions Limitées sont aussi des extensions de collections, à savoir Mulan sur le Carrousel, et Buzz et Woody dans la série « Best Friends ». Ces derniers sont arrivés sur les étals du Pueblo Trading Post le 16 novembre.

Si le début du mois s’est ouvert sur quelques pochettes destinées à agrémenter les lanières, ainsi qu’un pins du château avec Mickey en version Magicien (Fantasia, pas le spectacle du Studio), c’est le 16 qu’est arrivé le gros de la collection. « Le gros », c’est peut-être un peu désobligeant, puisqu’il s’agit de huit pins de princesses, et une lanière assortie. Blanche-Neige, Aurore, Jasmine, Raiponce, Belle, Ariel, Vaiana et Cendrillon apparaissent à la fois sur la lanière (et sa carte) et en pins individuels. Sans être follement originaux, ils sont toutefois une réactualisation sympathique de modèles antérieurs, et mettent un peu de mouvement dans les robes de Belle et Cendrillon, ainsi qu’une touche d’humour dans les poses de Vaiana (qui semble poser à la va-vite avec sa pagaie avant de filer sur son embarcation) et de Raiponce (qui porte un maximum de cheveux dans ses bras).

Pin's Trading Disneyland Paris

Le 23 novembre a suivi l’actualité cinématographique en voyant apparaître deux pins et une lanière consacrés à Elsa : un portrait surplombant des flocons, et une épingle avec un profil et des flocons en pendentifs. Très sobres mais fort beaux, ces articles sont à dominante blanche et bleue pâle, avec une touche de rose pour le visage.

Moins artistiques mais aussi attractifs, se sont trois pins consacrés à Stitch qui s’ajoutent à une lanière Minnie et deux pochettes (Paris et Stitch), venant compléter les sorties de ce jour. Avis aux fans du monstre bleu, le Stitch Désolé avec son panneau est d’une mignonitude sans égale, qui mérite bien l’invention d’un mot.

Disney Princesses Charms

Le mois de novembre voit arriver le charm consacré à la princesse de la Nouvelle-Orléan, Tiana. La princesse et sa grenouille apparaissent sur cette breloque en forme de cœur orné d’un cœur plus petit, et coloré en vert. Les deux cristaux destinés à encadrer l’élément principal sont aussi verts, bien entendu, et pour la première fois le charm est doté d’une décoration supplémentaire, sous la forme d’une couronne surplombant le bijou.

Disney Princesses Charms

Disney Wisdom Collection

Une collection très solaire pour novembre, puisque la sagesse du mois est distillée par Rafiki dans une série tirée de la savane du Roi Lion : « The past can hurt. But the way I see it, you can either run from it, or learn from it » (« Le passé peut blesser. Mais de la façon dont je le vois, vous pouvez soit le fuir, soit en tirer des leçons », ou dans la version française « Le passé, c’est douloureux, mais à mon sens on peut soit le fuir, soit tout en apprendre »). Une leçon qui peut servir dans plus de cas qu’on ne le pense.

Collection Wisdom Le Roi Lion

Mais faisons fi quelques instants de la philosophie de la chose, et au-delà de la réflexion voyons l’esthétique de la série. Le t-shirt, le mug et le carnet sont aux couleurs de Simba, mais aussi de la savane avec un jaune-orangé lumineux, agrémenté de signes chaotiques ou cohérents… peut-être les deux, difficile de décider. Les pins sont à l’effigie de Simba et Pumba, pas de Timon ni de Rafiki à l’horizon, dommage, c’eût été l’occasion d’en sortir un du sage singe (à prononcer rapidement pour vos exercices de diction). La peluche est clairement tirée de la scène de la chanson « Je voudrais déjà être roi », avec Simba arborant une collerette de feuilles en guise de crinière.

Sortie vidéo du Roi Lion

Rappelons rapidement la présence au casting vocal de Rayane Bensetti (Simba), Anne Sila (Nala) et du majestueux Jean Reno (Mufasa), et celle sur notre site de la critique de ce bijou visuel, pour nous pencher sur les éditions disponibles.

Rien de notable dans les classiques, à savoir l’édition DVD simple mais néanmoins accompagnée d’un mini-documentaire animalier. L’édition Blu-Ray compte moult ajouts : trois reportages autour de la création du film, trois de plus sur les coulisses de scènes musicales, deux clips, les karaoké des chansons du film, et le mini-documentaire. On peut comme à l’habitude retrouver tous ces bonus dans les éditions 3D et 4K.

La version 4K est notable dans la mesure où elle bénéficie, en plus de sa version « normale », d’une édition en boîtier métal, dit Steelbook regroupant comme son nom l’indique la version en 4K Ultra HD pour profiter au maximum de la qualité graphique du produit, mais aussi la version Blu-Ray « simple » et tous les bonus sus-mentionnés. Vous ai-je précisé pourquoi cette version métallisée à ma préférence ? Certes j’apprécie souvent les steelbooks, qui ont la plupart du temps des apparences soignées et originales (je veux dire par là différentes de l’affiche du film et donc du DVD), mais celui-ci me semble particulièrement travaillé : le portrait de Simba, de face, se détache du ciel orangé africain, et semble passer au travers de feuillages sous son cou, qui s’avèrent en fait composés de silhouettes des animaux du royaume des lions, eux-même simplement découpés dans le fond de ciel, comme en transparence. Je n’y connais rien en peinture, mais il me semble que le portrait lui-même est peint, et non pas simplement tiré de la version numérique du Roi Lion, si j’en crois les « touches » de couleurs le composant.

Sortie vidéo de Spider-Man Far From Home

Je vais devoir être encore plus synthétique sur la présentation du second film de Jon Watts consacré à Spider-Man, intitulé Far From Home, originellement apparu sur les écrans le 3 juillet 2019 et contenant des vrais bouts de Tom Holland et Jake Gyllenhaal dedans ; d’autant que la critique est aussi disponible sur notre site, si vous ne l’avez pas déjà lue.

En effet, la sortie en DVD et Blu-Ray a vu fleurir le 13 novembre un sacré paquet de versions !

Le DVD sans bonus, les bonus avec les autres éditions, à savoir le Blu-Ray seul, le combo Blu-Ray 2D et 3D, la version 4K et Blu-Ray 2D, classique, passons. Ou plutôt détaillons un peu les bonus : des interviews de l’équipe à propos des coulisses, un court métrage, des conseils de voyage en Europe, une explication de la place de Spider-Man dans le MCU et bien d’autres présentations des personnages ou des acteurs. Ajoutons encore à la liste une partie consacrée aux Easter Eggs (les clins d’oeil cachés dans le film, comme souvent dans les longs métrages du MCU), les bêtisiers et les scènes alternatives ou coupées.

Spider-Man Far From Home

Des variantes, donc ? Plein ! Si la pochette du DVD et celle des Blu-Ray (2D et combo 3D) sont identiques, la version 4K dispose déjà d’une image originale, puisqu’elle montre la tête du Tisseur partagée entre son costume classique et la version Noir (comprenez « cagoule et lunettes », proche du Spider-Man Noir des comics… pas afro-américain, mais de style polar noir… bref).

Le premier Steelbook disponible est une variante du combo Blu-Ray et DVD, qui dispose d’une image dessinée, qui fait penser à l’effet produit par la technique de rotoscopie utilisée au cinéma. Une sorte de dessin très proche d’une photographie sans être photo-réaliste, et qui marque les traits des personnages représentés. On y retrouve donc notre héros, en costume, suspendu à sa toile, devant les portraits des personnages principaux, et le pont de Londres en arrière plan. Un style bien particulier mais pas inintéressant.

Le deuxième boîtier métallisé de la même version est celui proposé par la Fnac et nous montre, en dessin, Spider-Man se reflétant dans le casque de son ennemi, Mysterio. Du fait de l’aspect brillant du métal, le rendu visuel est beaucoup plus beau « en vrai » qu’en photo sur le site de la Fnac. Encore une idée originale qui ne va pas aider à se décider.

J’ai dis « deuxième », et pas seconde ? Et oui, puisqu’une troisième édition en boîtier métal a été proposée par la Fnac, une fois de plus. Cette fois, c’est l’artillerie lourde : le boîtier cartonné orné de la tête du Monte-en-l’air affublé d’autocollants de voyage comme une vulgaire valise contient un steelbook identique à celui de la version combo, mais avec toutes les versions HD (4K, Blu-Ray 3D et 2D), accompagné du « gallery book » de 48 pages, ainsi que de posters et de cartes collector qui feront le bonheur des collectionneurs. Ou le malheur de ceux qui l’ont raté, puisque le produit semble déjà indisponible.

Ajoutons à tout cela trois éditions du coffret comprenant les deux films du Spider-Man de Tom Holland, l’une en DVD, l’autre en Blu-Ray, et la dernière bien évidemment pour les version 4K (et Blu-Ray).

Petit clin d’œil à l’édition 3D polonaise, semble-t-il, où la pochette est partagées entre les deux versions du costume de Spidey, comme sur notre version 4K, mais avec un portrait en buste cette fois, avec deux pattes mécaniques, digne d’une pochette de jeu vidéo.

Marvel Champions

Le Jeu de Cartes Evolutif (JCE) tant attendu par les amateurs de comics arrive enfin. La boite de base de Marvel Champions est disponible depuis le milieu de ce mois de novembre, et autant dire que la suite est attendue de pied ferme.

Mais ne brûlons pas les étapes. D’abord, un JCE, keskeucé ? Pas de panique, c’est simplement un jeu de société, qui va se jouer essentiellement avec des cartes (et quelques marqueurs, en général), et qui sera évolutif dans la mesure où les paquets utilisés peuvent être modifiés avec les extensions ultérieures ou simplement avec celles fournies dans la boite de base. Ils se démarquent des JCC, les jeux de cartes à collectionner (comme Star Wars Destiny, par exemple, même si celui-ci se compose de cartes et de dés, ou Pokemon, pour parler peut-être à un plus grand nombre) dans la mesure où les boites contiennent toujours les mêmes cartes, excluant de facto toute notion de distribution aléatoire des cartes dans les paquets achetés et donc de rareté. Chaque joueur va alors composer son propre paquet de carte avec celles qui lui sont proposées pour un faire un « deck » (paquet de cartes…) optimal, sans avoir à acheter des dizaines de boosters (paquets de cartes supplémentaires) dans l’espoir d’avoir LA carte rare qu’il désire.

Marvel Champions

Dans le cas de Marvel Champions, c’est même un jeu coopératif, puisque chaque joueur incarnera un super-héros et s’alliera avec les autres pour lutter contre une menace principale commune, et toutes celles qui se mettront en travers de leur route au cours de la partie. La boite de base nous propose donc d’incarner, au choix, Spider-Man, Captain Marvel, Black Panther, She-Hulk ou encore Iron Man et de lutter contre le Rhino, Klaw ou même Ultron

Pour remporter la victoire, les joueurs devront donc défaire le méchant en vainquant successivement ses différentes phases. Ce sera une défaite si le super-vilain réussi à leur ôter tous leurs points de vie ou à accomplir sa Manigance (son objectif) en réunissant une quantité définie de Menace.

Au cours de la partie, les joueurs/héros vont donc déployer des Alliés, des Soutiens et des Améliorations pour gagner en puissance et contrer les Sbires du Vilain tout en résolvant les événements qui se présentent. Si le super-vilain est géré par le jeu de façon assez prévisible, chaque héros devra composer avec les cartes à sa disposition pour déployer ses atouts en les « payant » grâce aux cartes qu’il n’utilisera pas puisque défaussées pour accumuler les ressources nécessaires. Il disposera aussi de son identité secrète qui lui permettra de souffler un peu, à l’abri des méchants, mais qui l’empêchera de ce fait de lutter activement contre les menaces. A chacun de trouver l’équilibre pour survivre et remporter le combat !

Prévu pour un à quatre joueurs unis contre le jeu, l’équilibre se fait à travers un nombre de points de vie pour l’ennemi multiplié par le nombre de héros, et par un nombre d’actions négatives égal à ce même nombre. Simple et efficace, cette méthode évite de recourir à de multiples compositions de decks d’antagoniste en fonction du nombre de participants, ou autre mécanique demandant une préparation complexe. De même, les actions de l’ennemi sont mécaniques, évitant de devoir faire appel à un joueur qui se retrouverait opposé aux autres, ou à une Intelligence Artificielle amenée à prendre des décisions. Cela à aussi le mérite de permettre aux joueurs d’influencer le comportement de l’adversaire commun ou simplement d’anticiper ses actions, même si une dose d’imprévisibilité demeure grâce à la pioche de cartes Evènements, Sbires, et autres Obligations.

Si la règle peut paraître effrayante aux non initiés, qui découvriront deux livrets explicatifs en ouvrant la boite, le néophyte sera cependant partiellement pris virtuellement par la main grâce au livret d’apprentissage, guidant les joueurs de la mise en place jusqu’aux premiers tours de jeu à travers une partie de découverte avec Spider-Man (et éventuellement Captain Marvel) contre le Rhino. Tout est bien détaillé étape par étape, idem pour toutes les indications des cartes, mais il faut avouer que la multitude d’éléments présents dans le jeu peut être rébarbative voire rebutante pour les moins patients.

A l’instar de la boite, la qualité du matériel qu’elle contient est au rendez-vous. Déjà visuellement, avec des cartes claires et parfaitement illustrées. Il manque peut-être le nom des artistes de chaque visuel, comme c’est le cas dans certains JCE/JCC, même si de rares cartes mentionnent le nom de l’auteur ; le manuel remerciant collectivement les auteurs Marvel, il semble raisonnable de déduire que les illustrations sont majoritairement tirées des comics. A l’attention des spécialistes de comics, notons qu’aucun « risque » n’a été pris : les illustrations sont impeccables, mais assez classiques dans le style et le trait. Pas d’illustrateur controversé, pas de technique originale de dessin ou de peinture. Dommage, je n’aurais pas dit non à quelques visuels d’Alex Ross, mais au moins tout cela devrait plaire au plus grand nombre.

Outre les cartes, le jeu contient des marqueurs en quantité importante mais pas excessive, et de taille conséquente (pas de petits machins qui vont rouler et aller se perdre dans les replis de la nappe ou les poils du tapis), ainsi que cinq dispositifs à monter permettant de comptabiliser facilement les points de vie des protagonistes, évitant ainsi la manipulation de marqueurs supplémentaires.

Plusieurs extensions sont d’ores et déjà prévues en version française, à savoir Le Bouffon Vert, en paquet de scénario, et Captain America en paquet de héros, pour janvier si tout va bien. Mais aussi Les Démolisseurs (scénario) et Miss Marvel (héros) pour un peu plus tard, mais toujours pour le premier trimestre de l’année prochaine, si l’éditeur se tiens aux approximations annoncées.

The Mandalorian

Le 12 novembre, en Amérique du Nord (et aux Pays-Bas…), la Walt Disney Company a lancé son propre service de streaming : Disney+. Outre les différents films de la compagnie, et de nombreuses séries de dessins animés, le service propose une série produite spécifiquement pour l’occasion : The Mandalorian.

Les aventures du Mandalorien, un mercenaire qui sera le héros de l’histoire, se déroule donc dans l’univers Star Wars bien entendu, entre les épisodes VI (Le Retour du Jedi) et VII (Le Réveil de la Force), alors que l’Empire s’est écroulé, que la Nouvelle République se met en place, et que la galaxie se reconstruit suite à la guerre. Un contexte inédit (sur les écrans), en marge de tout ce que l’on a pu voir jusqu’ici, en dehors des conflits militaires opposant l’Empire à la République ou à la Rébellion (et leurs variantes).

The Mandalorian

Pour réaliser les dix épisodes de cette première saison, c’est Jon Favreau, encore lui, qui s’est vu confier un budget d’une centaine de millions de dollars. Quand on voit ce que le bougre est capable de faire, surtout quand on lui en donne les moyens (Iron Man, Le Livre de la Jungle de 2016, Le Roi Lion de 2019), on peut s’attendre au meilleur. Et après trois épisodes diffusés, il semblerait que ce soit le cas. Les visuels sont excellents, et semblent très « organiques ». Je ne sais pas si cela est dû à l’utilisation de costumes, maquillages et autres décors réels plutôt qu’à des effets spéciaux numériques, mais tout est crédible et retranscrit vraiment bien le contexte où évolue le héros, c’est-à-dire les bas fonds, les endroits communs, occupés par le peuple, par oppositions aux vaisseaux aseptisés de l’Empire ou aux bases bricolées de l’Alliance. Cela dit, les effets numériques sont tout aussi soignées : des créatures numériques d’une qualité digne du cinéma sont présentes et ne gâchent rien, bien au contraire.

Mais évidemment Favreau ne s’occupe pas de tout, même s’il est à l’origine des scenarii et participe aussi à la réalisation. D’autres réalisateurs vont donc se partager la tâche sur les différents épisodes, comme c’est couramment le cas sur les séries, notamment Dave Filoni (qui a officié sur les séries animées Clone Wars et Rebels, par exemple), Taika Waititi (réalisateur sur Thor Ragnarok ou Thor : Love and Thunder prévu pour 2021) ou encore Bryce Dallas Howard (fille de Ron Howard mais surtout actrice, notamment dans La Jeune Fille de l’Eau, Jurassic World ou encore Peter & Eliott le Dragon de 2016). Cette dernière a semble-t-il déclaré que les différents réalisateurs avaient une certaine latitude accordée par Favreau et Filoni pour imprimer leur patte sur les épisodes qui leurs sont confiés, ce qui nous offrira peut-être des perspectives différentes sur l’univers de la série.

De l’autre côté de la caméra, ce ne sont pas des inconnus non plus, sans être des superstars (comme les acteurs de Star Wars en 1977), puisque le rôle principal est tenu par Pedro Pascal, alias Oberyn Martell dans Game of Thrones, entre autres, qui relève (avec brio, selon moi) le défi de jouer un personnage peu loquace et porteur d’un casque en permanence, ce qui n’est pas vraiment l’idéal pour faire passer des émotions. A ses côtés, ou plutôt face à lui, en l’occurrence, on retrouvera Carl Weathers, le mythique Apollo Creed (de la saga Rocky) dans la peau d’un pourvoyeur de missions pour mercenaires, ou encore Gina Carano, ancienne combattante de MMA ayant tenu des rôles dans Fast & Furious 6 ou encore le premier volet de Deadpool. Espérons que les talents athlétiques de celle-ci seront exploités dans la série, puisqu’elle joue une ancienne combattante de la Rébellion devenue mercenaire.

Pour dire quelques mots supplémentaires sur le personnage principal et l’ambiance, disons simplement que le Mandalorien est décrit par son interprète comme un « mystérieux pistolero solitaire dans les tréfonds de la galaxie », à la façon de Clint Eastwood dans « Mon nom est Personne ». Un personnage taciturne à la moralité discutable, dans la tradition des westerns ou des films de samouraï (toujours selon Pedro Pascal, dans une interview accordée à Entertainment Weekly). Et il est certain que cet aspect a été recherché tant par l’acteur que par les auteurs et réalisateurs, avec ces repaires sombres pleins de racaille d’une part, et ses grands espaces d’autre part. Lors du deuxième épisode, on assiste même à un échange de tir qui n’a rien a envier au combat final du remake du film « Les Sept Mercenaires » (je n’ai pas vu l’original), si ce n’est sa durée, ou à Django (l’original, cette fois). Et sans en révéler quoi que ce soit, même si j’en meurs d’envie et que je vais avoir du mal à trouver les mots pour rester évasif, le basculement de la scène finale du troisième épisode est un pur plaisir !

Je ne sais pas quelles sont les audiences réalisées par les trois épisodes diffusés les 12, 15 et 22 novembre (le quatrième arrivera donc le 29), mais les fans et les critiques semblent être bien plus enthousiastes et unanimes vis-à-vis de la série que concernant les derniers films, puisqu’elle atteint un score de 90% d’avis favorables sur Rotten Tomatoes (un site d’agrégation de critiques et d’avis de spectateurs).

A noter qu’il faudra attendre le 31 mars 2020 et l’arrivée officielle de Disney+ en France pour se jeter sur cette série, dont la deuxième saison est en production depuis le mois d’octobre.

A la poupe

Survivre dans la Galaxie

… et ne pas finir dévoré par un Ewok, telle est la promesse faite par cette version Star Wars du fameux Guide du Voyageur Galactique qui donne son nom à la série de romans humoristiques de Douglas Adams. Pourquoi ce rapprochement ? Parce que les deux ouvrages s’adressent aux individus vivant dans la fiction, si je puis m’exprimer ainsi.

En effet, à l’instar du Livre des Sith ou du Manuel des Jedi dont nous parlions en avril dernier, cet ouvrage paru le 16 octobre 2019 chez Hachette Heroes est quasiment un Guide du Routard dans l’univers Star Wars, un Guide de Survie en Territoire Zombie (par Max Brooks, lisez-le, c’est génial mais c’est pas Disney) à l’intention des individus venant des centres civilisés de la galaxie souhaitant s’aventurer dans des contrées lointaine et désirant augmenter leurs chances d’en revenir. Des articles très courts sont donc compilés pour que ses lecteurs puissent y faire appel efficacement en situation de crise. Tout y passe : les équipements essentiels à prévoir avant de se lancer, « comment survivre à un crash », « les dangers industriels », « la politique galactique », « comment ne pas offenser un Hutt », « trouver de l’aide médicale », « que faire si vous avez été avalé », …

Survivre dans la Galaxie

Pour résumer, bien que ce guide s’inscrive dans la collection des ouvrages cités plus haut, il s’en démarque un peu de par son ton léger et son humour, alors que les autres traitaient les sujets très sérieusement (ou, du moins, l’humour était plus discret). Ce n’est pas forcément désagréable, et ça permet de balayer une multitude de thèmes, chacun étant une excuse pour partager quelques descriptions et illustrations extrêmement variées (images des films et dessins originaux), mais il faut bien avouer que c’est un peu moins… crédible que les autres. Encore que, en enlevant la partie sur l’évasion de prison et l’organisation d’un casse, cela pourrait bien constituer un petit guide vendu au détour d’une boutique d’astroport.

Alien Archive

On peut ajouter en complément Alien Archive, sorti à la même date et chez le même éditeur, et qui se présente comme un ancien ouvrage découvert dans un recoin de la Bibliothèque Graf située sur Orchis 2, rédigé par un auteur inconnu. Il contient de très nombreuses entrées, concernant des races extraterrestres dites « intelligentes » (ou « pensantes », si vous préférez), ainsi qu’une multitudes de créatures sauvages ou domestiquées, entourant la description succinctes de quelques planètes.

Si les descriptions sont plutôt courtes et les dessins illustratifs à la fois simples et détaillés, et vont bien dans le sens d’un recueil écrit par un explorateur d’une galaxie lointaine, très lointaine, le regroupement des informations est clairement fait pour les lecteurs que nous sommes, puisque tout est subdivisé par lieu connu via les films.

Alien Archive

Tatooine, puis Jakku, Jedha, Coruscant, … avec à chaque fois les moult créatures étranges que l’on a pu croiser dans ces lieux, même si une poignée de ces espèces seulement en sont originaires. Certes il y a quelques intercalaires mentionnant par exemple Terres Arides, Zones Gelées, ou autres catégories, pour créer un semblant de classement logique pour justifier ces choix, mais alors les regroupement de planètes qui suivent ne correspondent pas vraiment. Autre détail sur lequel il aurait vraiment fallu faire l’impasse, c’est le sous-titre au bas de la couverture : « Le guide de toutes les espèces de la Galaxie ». TOUTES ? Clairement, non. Même du point de vue d’un explorateur, auteur d’un tel ouvrage, c’est extrêmement présomptueux, et il aurait certainement su que c’était faux. De notre point de vue, c’est aussi faux, puisque même sans se creuser la soupière trop longtemps, un fan quelque peu attaché à l’univers étendu trouvera l’une ou l’autre race absente de cet ouvrage (comme par exemple les Verpines, pourtant conservés dans le Canon de la saga ; à vous d’en trouver d’autres).

Mais ce sont là des chipotages, dénigrant un bien bel ouvrage, qui, s’il est probablement loin d’être exhaustif, avec ses descriptions courtes et ses absences, est néanmoins très plaisant à consulter. Un amateur de la saga prendra très certainement du plaisir à découvrir ou redécouvrir certaines choses au fil de ces pages, alors qu’un spécialiste très pointilleux se rabattra sur les différentes sources rôlistiques pour des informations approfondies mais sera content de posséder ce recueil de bonne qualité, avec des pages épaisses, claires et comptant une illustration pour chaque article. La couverture cartonnée est agréable, mais pour rester dans l’esprit « vieil ouvrage encyclopédique », elle aurait peut-être mérité au moins une reliure en toile, voire être remplacée par une couverture plus sobre mais en imitation peau, ou cuir, à l’image des éditions 2017-2018 de Conan chez Bragelonne, par exemple.